06 . 12 . 2019

Résidence d’architecte

Concerné par l’hybridité et la collatéralité, occupé à construire des passerelles entre les disciplines, sur une proposition de AHA, le Centre Wallonie Bruxelles Paris se tourne vers la première des pratiques créatives, celle qui permet que les choses aient lieu : l’architecture. Conscient du contraste entre une localisation inespérée (face au Centre Pompidou) et une spatialité compliquée, le CWB Paris prend courageusement l’espace à bras le corps et, dans une formule inédite, invite des architectes en résidence. Ce faisant, il les invite à participer à sa mutation fantasmée et sa renaissance possible dans le cadre de la conférence performée qui s’en suivra. Inscrits dans de nouvelles pratiques performatives ou situationnistes de l’architecture, issus de la scène belge francophone émergeante, les résidents ont accès à toutes les temporalités, décisions, actions du Centre, qu’elles soient publiques ou privées. Ils auscultent, mesurent et analysent la chronotropie du lieu, ses usages, ses parcours, ses affectations, ses servitudes, ses potentiels. Ils explorent son territoire, arpentent ses alentours, ses accès, ses limites. Les résidents parasitent ou colonisent, c’est selon, mais dans tous les cas, ils assistent. Transitifs, les résidents assistent aussi le Centre dans une vertigineuse mise en abyme car en déconstruisant les mécanismes d’assignation de l’espace, en auscultant les murs et frontières invisibles qui régissent ce lieu culturel, les relations entre ses personnels et la relation à ses publics, ses voisins et aux artistes invités, ils participent à la constitution d’une collection de moments, un index des possibles, utile pour possiblement reconstruire autrement.

APPEL À CANDIDATURE
Date limite de dépôt : vendredi 6 décembre 2019 https://www.wbarchitectures.be/fr/concours/Appel___Residence_d_architectes_DESASSIGNATION_au_CWB_a_Paris/789




02 . 12 . 2019

Walden x : l’essai paysagiste de Clément Willemin est disponible en librairie

Walden x de Clément Willemin, Essai paysagiste sort aux Éditions AHA.
Digression infinie du Bad Utoquai — baignade publique aménagée sur le lac de Zurich, à la Seine impuissante à éteindre les flammes dévorant Notre-Dame de Paris, Walden x n’est pas un long fleuve tranquille. Par une succession d’étapes formant autant de points sur la carte mentale de son auteur, cet essai dessine en filigrane un manifeste de l’art du paysage selon Clément Willemin. Oscillant entre lignes d’horizon et axiomes (“séduire plutôt que convaincre”), arborant une confiance absolue dans l’expérience (du corps au territoire), déclinant histoires anciennes (jardin d’Éden, bataille de Morat), anecdotes personnelles, aphorismes et projets de paysage et d’urbanisme (aire de jeux du parc de Belleville, opération de renouvellement urbain du Bas-Clichy, etc.), ce texte déroutant déploie bien davantage qu’une vision du paysage : il esquisse un paysage lui-même. Et démontre au passage que la discipline est métonymique car si la pensée du paysage est un paysage, le paysage est aussi une pensée, et l’expérience sensible une traversée spirituelle. L’auteur offre du paysage la vision diagonale d’un théâtre d’enjeux sociaux (mobilités vs immobilités), politiques (dirigiste vs permissif) autant que philosophiques, un théâtre d’expériences sans entrave, affaire de plaisir autant que de détails, gender fluid si possible. À l’inverse du landscape urbanism, le paysage selon Clément Willemin ne connaît ni frontières, ni lignes directrices et pas vraiment de continuités. Du parc au parking, des loisirs au plaisir, Walden x parcourt les versants d’une pensée presque magique, à l’affût de signaux et de résonances, cherchant à créer des lieux extraordinaires. Chemin faisant, le texte annonce une pratique qui associe librement le plan (sol) et la coupe (strate), et dévoile un programme éminemment politique : chacun de nous est un jardin, cultivons-le.
Éditions AHA, 184 p., 17€. En librairie le 1er décembre 2019

06 . 11 . 2019

Lauréats du Prix AMO 2019 Année France-Belgique

En 2019, l’association AMO (Architecture et Maîtres d’Ouvrage) a franchi une nouvelle étape : elle a rendu son Prix annuel et l’a ouvert aux projets réalisés en Belgique. En cette année d’élections européennes, cette édition du Prix AMO confirme les 5 catégories transversales lancées en 2018 — Plus belle métamorphose, Mise en œuvre la plus audacieuse, Typologie la plus créative, Lieu le mieux productif, Meilleur catalyseur urbain — et les complète par le Prix TransEuropArchi. Car ce 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin nous rappelle qu’il reste des murs à abolir, que les murs invisibles sont souvent les plus tenaces, ces murs des formats, des standards, de l’habitude et tous leurs plafonds de verre. Ouvrir à la Belgique pour cette  première européenne est aussi l’occasion de souligner qu’en Belgique il existe une grande qualité dans l’architecture de tous les jours, celle qui constitue le cadre de vie de la majorité, quand les villes ne sont pas que des métropoles, là où les potentiels de réinvention sont innombrables.

Grand Prix : Sophie Delhay, Grand Dijon Habitat

Plus belle métamorphose : Musée de Lodève, Projectile, Communauté de Communes du Lodèvois et Larzac

Mise en œuvre la plus audacieuse : Pavillon d’accueil Clemenceau, Titan, Centres des Monuments nationaux

Typologie la plus créative : Unité(s) Sophie Delhay, Grand Dijon Habitat

Lieu le mieux productif : Alvéole 12, 51N4E, Bourbouze & Graindorge, Ville de Saint Nazaire Sonadev

Meilleur catalyseur urbain : Franz Masereel Centrum, List, HNA

Prix TransEuropArchi : Conservatoire de musique de Montataire
Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck (BE), Hart Berteloot atelier architecture territoire, Ville de Montataire

13 . 09 . 2019

Dominique Lyon

Visite de presse

Pour vous donner envie de rentrer, A H A vous propose, vendredi 13 septembre, une diagonale du corps à l’esprit à travers le Grand Paris en compagnie de l’architecte Dominique Lyon. À l’occasion de ce voyage en Ile-de-France, vous découvrirez ses deux dernières livraisons : un bâtiment universitaire sur le Campus Saclay à Orsay ainsi qu’un complexe sportif à Asnières-sur-Seine.